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Visite guidée : "Marseille Olé
Olé !"
Traversée de la ville par
ses anciens quartiers chauds…
Du « quartier
réservé » (Saint-Jean), aux quartiers Belsunce et de
l’Opéra
Comme dans tous les ports du monde, le « plus vieux métier du
monde » a fleuri à Marseille. Et de tous temps les autorités
ont essayé de limiter l’impact de cette activité sur la vie des
habitants, à défaut de l’éradiquer, notamment dans les quartiers
concernés : Saint-Jean, Belsunce, l’Opéra, et bien d’autres.
Marseille était une destination très fréquentée de « tourisme
sexuel » et le fameux Casanova ou le marquis de Sade ne s’y
sont pas trompés quand ils sont venus y vivre leurs frasques.
À Marseille, comme à Toulon, fin XIXe, un « quartier
réservé » a été créé limitant ainsi la pratique
prostitutionnelle au quartier Saint-Jean. Comme on le sait, à
Marseille, on n’a pas attendu la fermeture des maisons closes (la
loi Marthe Richard en 1946) pour supprimer le « quartier
réservé » marseillais, les autorités d’occupation l’ayant
dynamité en janvier 1943, obligeant les prostituées à se réfugier
sur les trottoirs de Belsunce.
Néanmoins, en la matière comme dans les autres domaines, il y a
des classes sociales, ainsi la huppée maison close de Madame Coste
rue Venture où l’on payait les prestations avec des jetons aux
motifs très osés…
Aujourd’hui, alors qu’Internet représente environ 62 % de
l’offre prostitutionnelle, il y aurait entre 30 000 et 44 000
prostituées en France dont 85 % de femmes, 10 % d'hommes, 5 % de
transgenres. Alors que la tendance est à l’abolitionnisme les
chiffres de la prostitution des mineurs deviennent
préoccupants : entre 7 000 et 10 000 mineurs, essentiellement
des filles, se livrent à la prostitution en France (chiffre de
2021).
C’est donc sans aucune stigmatisation de qui que ce soit que nous
allons traverser la ville sur ce thème ancestral hélas toujours
d’actualité et nous poser les bonnes questions sur le sujet.
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