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Boulevard Chave

Le boulevard Chave est né du projet urbanistique des frères André (1799-1868) et Nicolas (1804-1848) Chave. Afin d’attirer les investisseurs dans leur nouveau quartier, ils construisirent une salle de spectacle qui devint le théâtre Chave puis, plus tard, un cinéma. La tragédienne Rachel s’y produisit lors de son deuxième déplacement à Marseille (voir page XXX). En 1887, le théâtre Chave retentissait des dégazages olfactivement corrects de Joseph Pujol, dit « le Pétomane ». Au programme, le pet de la belle-mère, le pet de la mariée avant sa nuit de noces, le pet de la même… après sa nuit de noces… le pet du bègue et le tremblement de terre de San Francisco… Aujourd’hui l’immeuble est occupé par la direction régionale du P.M.U. Les hennissements virtuels ont remplacé les frémissements d’entrailles.

 
275, boulevard Chave
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72, boulevard Chave
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20, boulevard Chave 58, boulevard Chave 122, boulevard Chave
109, boulevard Chave 194, boulevard Chave 294, boulevard Chave

FERNANDEL

Fernandel a toujours aimé sa ville, Marseille. Quand il en aura les moyens, il s’achêtera une villa aux Trois-Lucs (138, avenue Fernandel), aujourd’hui encore propriété de la famille, la villa des « Mille Roses ».

Tout le monde connaît la biographie de l’acteur et a vu ses principaux films. Voici donc quelques anecdotes moins connues, qui confirment l’humanité, l’humour et la gentillesse de l’homme , même si, dans l’intimité familiale, il était paraît-il de caractère difficile…

En 1940, lorsqu’il fut rappelé sous les drapeaux, il tomba sur un colonel peu sensible à l’humour et ravi de lui faire payer sa carrière de comique troupier. Il fut donc affecté aux gardes de la caserne du Prado et prit ses tours de sentinelle à la guérite de l’entrée. Le premier riverain qui le vit alla alerter son immeuble (oh ! ce serait pas Fernandel le planton ?) Puis, le quartier entier s’installa à demeure en face de la garnison, certains venant avec leur chaise (il fait moins de grimaces là ! hein !). Le lendemain c’était l’émeute, le tram ne pouvait plus se frayer un chemin à travers la foule qui bloquait l’avenue. Le colonel dut s’y résoudre : il dispensa de tour de garde le conscrit Contandin…

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